jeudi 25 septembre 2008

Nous ne sommes pas mort... Enfin presque

Honte sur nous de vous avoir laissé tomber pendant ces longs mois d'été. Pas un seul message alors que les commentaires s'accumulaient en attente d'une simple validation. Voilà qui est dit...

La question que vous vous posez tous : ADM est-il mort ou les concepteurs ont-ils simplement pris quelques vacances au Balouchistan pour étudier de nouveaux concepts artistique ?

Malheureusement, ADM est bel et bien mort. Ou tout du moins, en état de mort cérébrale avancée.

2 raisons à cela :

- Une certaine lassitude s'est installée pour YOun et moi. Écrire régulièrement (près de 5 articles par jour pendant les périodes fastes) impose une gymnastique intellectuelle épuisante et une impression de redondance a pu se faire sentir dans nos derniers articles. Malgré les scores d'audience qui augmentaient en permanence (> 20 000 visiteurs uniques mensuels), nous avons senti qu'il était temps que cet exercice s'arrête.

- Mais la principale raison de la déchéance du blog est le manque de temps. Écrire des articles exige parfois plusieurs heures de recherche en amont. Les exigences professionnelles du milieu de la communication étant ce qu'elles sont, nous nous sommes rapidement rendu compte que ADM ne reposait que sur la passion et la flamme de ses plumes (et aussi sur les nuits passées à écrire plutôt qu'à dormir). Fin mai, devant la surcharge de travail, YOun a tenu la baraque pendant plusieurs mois avant de jeter l'éponge lui aussi. La seule solution qu'il nous restait était d'agrandir la rédaction en impliquant des lecteurs motivés mais force est de constater que la tâche s'est révélée infructueuse.

Si j'ai mis autant de temps à écrire cet article scellant (définitivement ?) le sort de ce blog, c'est que l'exercice est tout sauf agréable. Nous y avons mis un peu de notre âme et nous sommes fier de l'écho dont a bénéficié ADM auprès des aficionados de la mode masculine.

Un grand merci à vous, lecteurs. Nous avons, grâce à vous, fait durer cette belle aventure pendant plus d'un an.

NDLR : Le blog restera en ligne tel qu'il est actuellement. Nous estimons que certains dossiers peuvent toujours servir à des lecteurs perdus sur la toile.

mercredi 30 avril 2008

Lecture

A l'instar de notre voisin P.B. de FSH, je vous fais part d'une de mes lectures du moment. Hadley Freeman (en charge de la mode pour le quotidien britannique The Guardian) propose dans The Meaning of Sunglasses une analyse très pertinente du monde de la mode, des réussites et des échecs ainsi que des comportements de nos contemporains. Plus largement orienté vers la mode féminine, l'auteur se penche parfois du côté masculin avec un oeil averti :

Because men's fashion still, incredibly, has to fight against weirdly conservative and often frankly homophobic prejudices, its braver souls often react rather like rebellious teenagers, opting for the most extreme and unlikely looks possible. This explains the endless carousel of neon clothes-patterned trousers-and garments so misguided they defy description (although here are three words: "Prada mohair leggings") that men's style magazine trot out every year. The eternal popularity of geek-chic clothing, popularized by labels such as Comme des Garçons, Jil Sander, and Prada, is very much part of this, as there is someting so satisfyingly perverse about the idea of a designer anorak or a $1,000 patterned party shirt. Plus, seeing as men have yet to be convinced to spend a grand on a handbag in the way women have, they must communicate their level of fashion awareness to fellow members of the in crowd with their clothes, and surely nothing says fashion in-ness better than a designer men's cardigan.

This does not mean that the cardigan has a little more niche in the men's sector than it has in the women's. But at least it got extended life and confirmed to designers that they might be able to conserve their precious brain cells and earn a few extra bucks simply by transferring clothes on the wane in the women's sector over to men's, as they had done with skinny jeans. Best of all, it made a style icon out of a man who once perceptively proclaimed that the metric system was the tool of the devil.

lundi 28 avril 2008

Doc Martens

Voila bien longtemps (d'aucuns diront trop longtemps, mais vous flattez) que je n'ai pas partagé avec vous une petite pensée, ou une aventure légumineuse d'outre-Manche. Aussi, et avant de vous livrer quelque impression sur le different man que je vous prépare lors de mes sorties matinales dans le Jardin des Tuileries, j'avais envie de partager avec vous un petit moment de plaisir rencontré au détour d'un nouveau voyage dans ma bibliothèque...

Le tact fait respecter les formes qu'un esprit médiocre seul peut mépriser.(...) La politesse n'est point un mensonge. Elle ne fait que suppléer à la justice et à la modération intérieure qui devraient nous guider. Ce n'est qu'en mauvaise compagnie que l'on crie pour se faire entendre. Les hommes bien élevés comprennent à demi-mot et savent que le silence est souvent la réponse la plus éloquente.

in Le guide diplomatique précis des droits et des fonctions des agents diplomatiques et consulaires, Karl von Martens, edition de 1866, P158.

dimanche 27 avril 2008

Revue de presse

Men can wear jewelry too - L.A. Time.

Cosmetics tempt men over 50 - The Guardian.

Incontournable chemise blanche - Le Figaro.

New cameras guarantee a smile on your face - WSJ.

Life After Lasik: A Clear-Eyed Urge To Wear Glasses - WSJ.

Designers give recycling a creative twist at the Milan Furniture Fair - IHT.

Les 50 meilleurs restaurants au monde - Simon Says!

A regarder de près également : Vodka & Co, Magazine épicurien avec une pointe d'éthanol.

vendredi 25 avril 2008

Ces petits riens

Rien c'est bien mieux que tout

Serge Gainsbourg - Ces petits riens

Le (modeste) canular orchestré par votre serviteur et, plus précisemment, les réactions aussi rapides qu'inattendues qu'il a eu l'occasion de susciter me donnent à réfléchir sur un point qui me semble important et que je vous soumets ce soir : ces petits riens que l'on nomme détails.

Maniaque ? Monomaniaque ? Maniéré ? Précieux ?

Autant d'adjectifs qui qualifient rapidement une personne faisant preuve d'un attachement (excessif ?) aux détails. Pour autant, à quel niveau se situe la limite entre satisfaction personnelle du travail bien fait et dérive comportementale ? Si l'on étudie le cas de bien des hommes qui se sentent une âme de "different man", n'assiste-t-on pas à une éloge de la maniaquerie arborée comme une qualité dans une société où l'appauvrissement culturel côtoie chaque jour davantage la perte des notions d'élégance et de savoir-vivre ?

Par exemple, je ne sors jamais sans avoir pris soin de constater l'état de mes chaussures. Si elles sont sales, je leur donne un coup de brosse. Cela ne fait-il pas de moi un maniaque dans une société où il est devenu totalement normal d'arborer des croutes boueuses aux pieds ? Si je ne le faisais pas, me ferait-on des reproches ? Non. Je me fondrais dans la masse. Pourtant, le faire m'apporte de la satisfaction et me permet de "briller en société". Plus intéressant encore, il me permet d'attirer le regard complice des personnes aussi attachées que moi à l'esthétique vestimentaire.

Il en va de même pour le fait de choisir ses vêtements puisque vous remarquerez, finalement, que bien peu de gens sont susceptibles d'apprécier vos efforts à leur juste valeur :

- Porter un chapeau fera de vous, aux yeux d'une masse sans visage, un être maniéré.

- Porter des vêtements parfaitement à votre taille vous vaudra parfois des remarques douteuses sur vos habitudes à vous habiller chez les enfants.

- J'en passe et des meilleures.

Savoir prendre soin de soi, cultiver son intelligence et son goût, développer des aptitudes vestimentaires, autant de sujets dont les fondements constituent une satisfaction personnelle quand on est amené à se comparer aux autres autant qu'une certaine forme de monomanie. L'adage ne dit-il pas : "a gentleman is a man who can play the bagpipe but, who does not" ? Les connaissances et les savoir-faire / savoir-vivre accumulés ne sont pas là pour donner lieu à une démonstration publique d'une quelconque supériorité, ils modèlent ce que vous êtes et ne doivent en rien être susceptibles de vous faire honte. Libre à vous d'en faire état (ou non) dans une situation appropriée.

Au milieu de cela, trônent le soin apporté aux détails : couleurs, formes, matières, accords, etc. A quel degré doivent-ils modérer vos habitudes ? Chacun est appelé à fixer cette limite de lui-même mais, il me semble, qu'ils représentent davantage une "intelligence du style" qu'un élément de déviance.

jeudi 24 avril 2008

Cohérence visuelle

Second degré inside (merci de lire les commentaires avant de vous ruer sur ces derniers et de laisser libre cours à votre plume lapidaire)

Comme j'aime les exemples (un peu) tirés par les cheveux et que la différence se loge dans les moindres détails, je vous propose une illustration de la "cohérence visuelle" basique et indispensable en terme de vêtements et de décoration. Aujourd'hui, les cintres. Si vous êtes l'heureux possesseur d'un portant à vêtements en métal, un détail élémentaire consiste à accorder vos cintres avec cet objet afin d'obtenir une certaine harmonie. Et comme cela ne coûte pas plus cher de bien s'équiper (attention indice subtil de présence de second degré, je clignoterais si je pouvais), cela devient indispensable. Les cintres utilisés dans l'exemple ayant été acquis pour la modique somme de 2,99 euros les deux pièces chez Casa, aucune raison de s'en priver.


Classique, moche.


Moins classique mais tout aussi moche.


Mouais bof.


Voilà, ce n'est pourtant pas compliqué et c'est tellement plus sympathique.

Et pour ceux qui m'objecteraient que tout cela reste du domaine du détail et de la masturbation visuelle, je vous signale simplement que c'est sur les détails que se construit l'élégance. Oui, évidemment, des cintres en métal sur un portant en métal n'ont rien d'obligatoire à votre harmonie intérieure mais "qui veut faire de grandes choses doit penser profondément aux détails" (pour faire référence à Paul Valéry). Si vous pensez à accorder votre cravate à votre chemise, votre chemise à votre ensemble et vos chaussettes à vos pantalons, alors vous comprenez ce dont je vous parle... (et je vous épargne les boutons de manchettes et les bracelets de montre).

La qualité de ces photos étant, à l'évidence, très moyenne ; je vous saurai gré de ne pas m'en tenir rigueur et de vous abstenir de commentaires idiots du genre "oui mais on voit rien" (il n'y a pas grande chose à voir, ce sont des cintres), "oui mais non, mes cintres à moi ils sont en briques, c'est beaucoup plus design", etc.

mardi 25 mars 2008

Le test du frigo

Pensée méditative du jour : A tout moment, dans une relation ou dans toute autre situation, pratiquer le "test du frigo" est un excellent indicateur du niveau de propreté de votre hôte ou de votre hôtesse. Si cet endroit, sacro-saint puisqu'associé à la nourriture et donc à l'hygiène de vie, se révèle être un nid à saletés diverses et variées ; on ne peut que s'interroger sur l'hygiène générale de son propriétaire. Ne pas prendre les quelques minutes hebdomadaires nécessaires à tenir propre un réfrigérateur ne laisse, en général, que peu de doutes sur les capacités à tenir un intérieur (dans son intégralité) et plus généralement son corps dans un état acceptable.

Crédit image : Fridge by Navros.

jeudi 20 mars 2008

Nous ne sommes pas morts

Pour cause de déménagement - emménagement, ADM est en pause pour quelques jours. Très vite la suite.

dimanche 16 mars 2008

Musique - La sélection du dimanche

  • Jack the Ripper

Un univers très sombre pour ces français dont les influences vont de Léonard Cohen à Nick Cave. Tellement plus qu'une simple musique d'ambiance, on note des compositions et des arrangements toujours très soignés à l'image de leurs pochettes d'album dont le style illustratif ajoute à l'ensemble. Une touche de sophistication musicale qui ne devrait pas vous laisser de marbre.

Site web

MySpace

Albums :

Ladies First

The Book of Lies

Jack The Ripper - I was born a cancer

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Jack The Ripper - I used to be a charming prince

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